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Pollens : quelle saison, et quelle météo les rend insupportables
Deux journées à taux de pollen identique peuvent être vécues très différemment. Ce n'est pas la quantité émise qui décide, c'est la météo du jour.
Trois saisons, trois familles
Le calendrier pollinique français se lit en trois vagues qui se succèdent de février à octobre. Les dates varient d'une année à l'autre selon la douceur de l'hiver, et de plusieurs semaines entre le Sud et le Nord.
| Période | Famille | Principaux responsables |
|---|---|---|
| Février à avril | Arbres précoces | Cyprès, aulne, noisetier, frêne. |
| Avril à juin | Arbres tardifs | Bouleau, platane, chêne, olivier. |
| Mai à juillet | Graminées | La cause d'allergie la plus répandue en France. |
| Juillet à octobre | Herbacées | Armoise, et surtout ambroisie dans la vallée du Rhône. |
Les graminées concernent le plus grand nombre de personnes ; l'ambroisie est la plus agressive et progresse géographiquement. Le cyprès domine le pourtour méditerranéen dès la fin de l'hiver, ce qui décale toute la saison vers l'avant dans le Sud.
La météo décide de l'intensité
Le pollen doit être émis, transporté, puis inhalé. La météo intervient aux trois étapes, ce qui explique qu'une même quantité produite donne des journées très différentes.
- Temps sec, ensoleillé et venteux : le pire. L'émission est maximale, et le vent disperse loin — un pollen de bouleau parcourt facilement plusieurs dizaines de kilomètres.
- Pluie continue : le meilleur. Les gouttes lessivent l'air et plaquent les grains au sol. Le soulagement est net et immédiat.
- Après la pluie : mauvais. L'humidité relance l'émission, et les taux remontent souvent plus haut qu'avant.
- Chaleur : accélère la libération. Un printemps précoce avance toute la saison de deux à trois semaines.
Un orage en pleine saison pollinique peut aggraver les symptômes au lieu de les soulager. Les courants ascendants aspirent les grains, l'humidité les fait éclater en fragments beaucoup plus fins, et ces fragments pénètrent plus profondément dans les voies respiratoires. Le phénomène est documenté et concerne surtout les asthmatiques.
Les bons moments dans une journée
Les taux ne sont pas constants au fil des heures. L'émission culmine en général le matin, et les concentrations au niveau du sol remontent en fin de journée quand l'air se stabilise et que les grains redescendent.
- Aérer plutôt tôt le matin ou tard le soir, et surtout après une pluie.
- Éviter le sport en extérieur en milieu de matinée par temps sec et venteux.
- Rincer les cheveux le soir : ils retiennent une part importante des grains de la journée.
- En voiture, garder les vitres fermées et l'entrée d'air en position recyclage.
Ce que Météo Fiable affiche, et où trouver les taux
Ce site ne publie pas de taux de pollen : ces relevés proviennent d'un réseau de capteurs spécifique, opéré en France par le Réseau national de surveillance aérobiologique, qui publie une carte de vigilance par département.
En revanche, votre page commune donne les trois paramètres qui déterminent la journée : le vent, la pluie attendue et la température. Sec, chaud et venteux annonce une mauvaise journée pour un allergique, quel que soit le taux mesuré la veille.